En vérité, en vérité je vous l’écris. Par Eyitayo Charles YAÏ: Quand ça va pourrir, ça va sentir

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(Oswald Homéky sur les traces de Candide Azanaï, le second cas enregistré depuis 2016)

L’actualité nationale depuis le début du weekend dernier est agitée par la démission de l’équipe gouvernementale de Patrice Talon de l’un de ses  protégés qualifié de « fidèle des fidèles », Oswald Homéky pour ne pas le nommer. Une démission qui a vraiment qualité d’un événement d’envergure lorsqu’on se réfère à la proximité des relations de l’homme dont il s’agit avec le gourou de la Marina, son engagement à défendre et soutenir par tous les moyens les causes de la rupture.
S’il est clair que les ministres Agbénonci et Quenum ont été remerciés de manière très peu honorable par le seigneur de la rupture, le mot utilisé (démission)  pour siffler hors-jeu l’ancien ministre des sports mérite l’opinion de plus d’un observateur de la vie politique de ce pays. L’homme dont il s’agit, pour justifier son départ avance comme arguments : « Je préfère renoncer au prestige, au confort et autres avantages liés à la fonction ministérielle et garder le droit d’exprimer mes convictions et de défendre les aspirations du peuple béninois plutôt que de trahir la confiance du peuple ». Ceci, 24 heures seulement après que Patrice Talon lui ait fait des remontrances pour le rappeler à l’ordre sur ses agitations politiques. Et cent et mille questionnements se dégagent des raisons avancées par Oswald Homéky pour justifier sa séparation d’avec Agbonnon. A travers cet argumentaire, Homéky vient donner raison à l’opposition béninoise pour dire que pendant tout le temps de la gouvernance Talon, le citoyen Béninois n’a jamais été libre pour exprimer sa conviction sur la gestion du bien public. Oswald Homéky voudrait clairement dire que pendant set (07) ans, il n’a fait que soutenir du faux et de la dictature au détriment du prestige, du confort et autres avantages liés à la fonction ministérielle. S’il va falloir attendre sept (07) ans pour comprendre qu’il aurait trahison s’il ne se retirait pas, le temps pour lui d’amasser de precieux trésors, c’est alors qu’il avait déjà trahi depuis le premier jour de son entrée dans cette équipe gouvernementale. Sinon, pourquoi il ne pouvait pas emboîter les pas à Candide Azanaï en 2017?  Le Président du RE avait déjà dénoncé ce que vient nous révéler aujourd’hui le désormais ancien ministre des sports. C’est alors du déjà entendu. Le ministre démissionnaire aurait pu nous dire que: « la saison de la moisson du régime de la rupture est proche et qu’il ne voudrait pas être comptable devant l’histoire des exactions qu’ils ont fait commettre le Président Patrice Talon ». Voici comment le jeune leader du Couffo vient nous confirmer pour une fois encore, qu’après avoir fini d’extraire du jus de l’orange, il faut jeter sa peau. La vérité et la grande vérité qui n’est pas celle avancée par notre ancien ministre pour justifier sa démission reste encore cachée dans sa gorge.  L’homme même dans son fond intérieur sait bien que la defense et l’aspiration du peuple beninois ne font pas partie de ses préoccupations.

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