POUR L’UNITÉ NATIONALE, LA COHÉSION SOCIALE ET LA PAIX DANS LE PROCESSUS DES ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2026 : La relecture du code électoral s’impose
. L’Assemblée nationale doit en faire sa priorité lors de la rentrée parlementaire d’avril 2025

« La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement » avait clamé l’animal politique africain, le vieil éléphant ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Dans le contexte béninois, ce dicton devenu maxime populaire fait l’actualité dans cette période du régime de la rupture.
À pratiquement un an de l’élection présidentielle ou neuf (09) mois des élections législatives, municipales et communales, l’ambiance de fêtes, de joies et de paix que jadis, le Bénin vivait pendant ces périodes reste encore hypothétique. La cause de l’éventuelle source de conflits fratricides pré et post électoraux qui peut embraser tout le pays si on n’y prend pas garde n’est pas à chercher loin. Tous les Béninois de l’intérieur comme de la diaspora, de la base au sommet de l’État le connaissent. Il a pour nom le code électoral voté en mars 2024 par l’Assemblée nationale et jugé conforme à la loi fondamentale par la Cour Constitutionnelle. S’il est vrai que le Président de la République a promis au clergé catholique de compromettre la paix au Bénin pour les années à venir, il est aussi important de savoir à qui profiterait le conflit et le trouble qu’engendreraient les effets de la compromission de notre vivre-ensemble.
Le code électoral de 2024 destiné à régir les élections générales de 2026 est, après son adoption par la représentation nationale est attaqué par plusieurs instances de la République car, jugé crysogènes. Il est un secret de polichinelle que ce texte de loi nuitamment voté est truffé de plusieurs articles dont leur mise en exécution pourront susciter de réactions susceptibles de compromettre le vivre-ensemble des béninois. C’est donc à juste titre que des organisations de la société civile et le clergé catholique sont vite montés au créneau pour tirer sur la sonnette d’alarme et attirer l’attention de toute la communauté nationale et internationale sur les éventuels dégâts qui résulterait de l’application de ce code. Au jour d’aujourd’hui, l’exécutif que conduit le Président Patrice Talon semble avoir bouché ses oreilles pour de quelconques concessions et le chef de l’État était, on ne peut plus clair dans son dernier message à la nation le 20 décembre dernier. Mais si nous sommes encore dans un pays démocratique où les pouvoirs sont vraiment séparés et que le législatif joue son rôle de manière autonome et indépendante, l’Assemblée nationale dont les députés sont plus proches du peuple doivent se saisir du dossier pour en faire la priorité des dossiers à traiter au cours de la prochaine session ordinaire qui débute en avril.
Le Président Patrice Talon qui dispose de la majorité de ces députés et qui souhaite sortir par la grande porte et porté en triomphe par le peuple doit susciter et encourager l’initiative de cette relecture que tous les béninois attendent.
En tout état de cause, à considérer les aléas qui profilent à l’horizon sur les points de ce code dont les interprétations butent sur le plan juridique, si rien n’est fait pour sa correction, des poches de résistances locales peuvent se manifester et profitant du processus électoral pour saboter les actions salvatrices que le Président Patrice Talon à pris des quinquennats pour réaliser. Il vaut mieux clouer le bec à l’opposition qui sera en perte d’arguments au soir des élections générales lorsque les imperfections du code seraient corrigées.
Eyitayô Charles YAÏ