Débat national sur la révision de la constitution: Le parti Renaissance Nationale dirigé par Claudine Prudencio ‘’émet des réserves’’ sur la nécessité et l’opportunité et propose…

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(La position du Parti « Renaissance Nationale » est telle que nous n’avons pas besoin de toucher à la constitution avant de régler le problème du calendrier électoral) affirme Dr Mouhamed A. AKINTOLA, Chef de la cellule de communication du parti et chargé de mission de la Présidente.

Qu’il nous souvienne que le débat sur la révision de la constitution est parti de la décision rendue par la Cour Constitutionnelle du Bénin le 04 janvier 2024 et qui enjoint le parlement à réviser le code électoral pour rétablir l’égalité entre les Maires qui parraineront les candidats à la présidentielle de 2026. En effet, si le calendrier est exécuté en l’état actuel des choses, on se rendra compte qu’il y a certains Maires de 2020 qui vont parrainer et d’autres de 2026 qui vont parrainer. Ce qui viole le prince d’égalité qui est un principe fondamentale garanti par la constitution. Et c’est qui a amené le Chef de l’Etat à initier des rencontres avec les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et dans les conseils communaux pour chercher les voies et moyens pour rétablir cette légitimité constitutionnelle.

A entendre le chargé de mission de la Présidente Prudencio, « La constitution elle-même règle le problème de la légitimité dans ses dispositions des articles 157-1 pour dire que les Maires de 2020 ne sont plus Maires à partir du jour où on a installé les nouveaux Maires à zéro heure. Les députés également. Le 05 février 2026, les nouveaux députés 2026 n’étant pas encore installés, la légitimité constitutionnelle reste jusque là dans les mains des députés de 2023. C’est alors pour répondre à cette préoccupation que l’honorable Assan Séïbou a introduit à l’Assemblée nationale une proposition de loi portant à réviser la constitution » a laissé entendre le Chef de la cellule de communication du Parti Renaissance Nationale. La proposition de l’honorable Séïbou vise à réarranger le calendrier électoral afin de faire passer l’élection présidentielle avant les législatives et les communales. A ce niveau, la position du Parti Renaissance Nationale est claire : « On n’a pas besoin de toucher à la constitution avant de régler le problème d’égalité face au parrainage en 2026 ». Pour RN, la solution est toute simple : « Il faut juste trouver le moyen de rallonger ou de raccourcir le dernier délai de dépôt des candidatures des candidats à l’élection présidentielle qui est fixé par le code électoral et non par la constitution ». Evidemment, en ces articles 40 et 135, le code électoral fixe le dépôt des candidatures à la présidence de la république à cinquante jours avant le démarrage des campagnes électorales. Et ce sont ces cinquante jours qui tombent sur la date du 05 février qui pose problème. Selon le politologue et spécialiste en stratégies de communication publique et politique, Docteur Mouhamed Akintola : « Pour sortir de l’intervalle du 1er au 05 février, il suffit de rallonger ou de raccourcir le calendrier électoral, et le problème est réglé ». Cette thérapie à en croire ce représentant du Parti dirigé par Madame Prudencio qui n’est pas du moindre sur l’échiquier politique nationale, peut permettre d’éviter de réveiller les vieux démons et le soulèvement de tension populaire sur le plan national. On se rappelle bien des échauffourées que certaines zones de ce pays ont connues par le fait de la révision de cette constitution en 2019. La fin de mandat de tout régime étant une période sensible, le Parti Renaissance Nationale qui soutien l’action du Président Talon voudrait que celui-ci termine dans la paix et l’apothéose son mandat et que plus jamais sous ce régime, qu’aucune région du Bénin ne connaisse de soulèvement populaire.

Eyitayô Charles YAÏ   

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