NOMMÉ NOUVEL AMBASSADEUR DU BÉNIN PRÈS LE BURKINA FASO : Gildas Agonkan toujours dans de missions périlleuses
L’ancien Ambassadeur du Bénin à Niamey rappelé par le gouvernement en février dernier ne retournera plus au Niger. Le diplomate est muté pour continuer sa mission sur d’autres fronts, dans un autre pays. Cette fois-ci, au Burkina Faso. Gildas Agonkan, puisque c’est de lui qu’il s’agit, après son rappel à l’ordre pour la mission du pardon pour laquelle il n’avait pas été mandaté, sera nommé nouvel ambassadeur du Bénin près le Burkina Faso. Mais pour la poursuite de l’œuvre diplomatique pour laquelle il a prêté serment, Monsieur Agonkan se retrouve toujours dans l’espace AES, cette fois-ci dans le pays du jeune capitaine réformateur, Ibrahim Traoré. On se rappelle du péché mignon qui a coûté le fauteuil de l’Ambassadeur à Niamey. Gildas Agonkan, au cours d’une manifestation de sortie d’une promotion dans une école de médecine à Gaya, dans son discours avait publiquement presenté au peuple nigérien et son gouvernement les excuses du Bénin à la suite du conflit qui a vu le jour entre les deux pays depuis le coup d’État de juillet 2023. Une procédure qui n’était pas du goût de l’exécutif béninois et sa diplomatie. L’ambassadeur est aussitôt convoqué au pays pour des mis en garde et le rappel à l’ordre pour la mission pour laquelle il n’avait pas qualité. Et pour rétablir le diplomate Agonkan dans sa fonction, c’est à Ouagadougou qu’il ira désormais servir. Un autre pays de l’AES avec lequel le gouvernement de la rupture n’est pas trop en sainteté de relations. On se rappelle, il n’y a pas longtemps des pics du capitaine Ibrahim Traoré à l’endroit du Bénin dans lesquels il indexait le gouvernement de Patrice Talon d’avoir formater un projet de déstabilisation de son régime. Lorsqu’ on sait que tous les pays de l’AES forment aujourd’hui un bloc compact contre l’impérialisme occidental et que, le deal qui oppose le Burkina Faso au Bénin n’est pas trop différent de celui que Patrice Talon gère avec le Général Tiani, et pour lequel on peine encore à trouver de solution, la nomination de Gildas Agonkan dans un pays de l’AES et singulièrement au Burkina Faso est une mission très périlleuse et un examen de grandeur nature confié à cet homme.
Habib Moussa-Kâ