MALGRÉ LA SONNETTE DES PARTIS POLITIQUES, DES OSC ET DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES SUR LA DANGEROSITÉ DU CODE ÉLECTORAL VOTÉ EN MARS 2024 POUR CADRER LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2026 : Patrice Talon restera t-il inaudible pour sa relecture?

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Le Président de la République a toujours clamé son amour pour ce pays, le Bénin. À maintes reprises, Patrice Talon a dit à qui veut l’entendre qu’il n’a plus d’autres nationalités quand bien même c’est au nom de sa nationalité française qu’il avait pu s’échapper à la fureur du régime défunt lorsqu’en 2012, une affaire portant sur la tentative d’empoisonnement du Président de l’époque et une autre sur la tentative du coup d’État l’ont éclaboussé. La population croit sur honneur aux propos du Chef de l’État qui, sans cesse depuis 2016 a prouvé cet amour par la réalisation des infrastructures gigantesques et des réformes qui donnent une nouvelle image au pays. Mais Patrice Talon doit pousser plus en profondeur cet amour à la République en cette veille de son départ du pouvoir pour être vraiment porté en triomphe au lendemain du 24 mai 2026. Et ceci passe par l’écoute des forces vives de la nation, des organisations de la Société Civile et des institutions internationales sur le mode de fonctionnement de sa gouvernance.
À plusieurs reprises, le Chef de l’État a fait entendre qu’il n’est demandeur de modification d’aucune virgule de la constitution. Patrice Talon est allé jusqu’à presque supplier les députés à garder en l’état le code électoral qui l’a porté au pouvoir en 2016.
Mais, c’est ce même Patrice Talon qui, par les mêmes canaux de communication vient annoncer à l’opinion publique nationale et internationale qu’il était l’initiateur de certaines dispositions introduites dans la nouvelle constitution. Le Chef de l’État qui s’est presque mit à genoux pour que le code électoral qui l’a porté au pouvoir ne soit pas modifié est celui-là qui, aujourd’hui s’agrippe à un code électoral nuitamment voté le 04 mars 2024 et qui, dans plusieurs de ses articles porte des germes de divisions, de troubles et de guerre fratricide entre les fils et filles de ce pays, le Bénin.
Voyant loin le danger qui pointe à l’horizon face à la mise en exécution des dispositions de ce nouveau code pour les élections générales de 2026, des partis politiques ont donné des alertes. Les anciens Présidents de la République sont montés au créneau pour donner de la voix. Les Organisations de la Société Civile et le clergé ont fait entendre leurs voix. Les anciens Présidents des institutions de la République se sont retrouvés dans l’obligation de rompre le silence. Les sachants internationaux des questions électorales ont fait des observations défavorables sur le texte législatif.
Mais en dépit de toutes ces alertes et à neuf (09) mois des élections communales, municipales et législatives et, à un an de la présidentielle, la Marina de Patrice Talon et le palais des gouverneurs de Louis Vlavonou sont apparemment inaudibles à tous les cris qui se font entendre de parts et d’autres. Apeurées par la situation qui se profile à l’horizon, les populations ne cessent de se poser mille et une questions : <<par quel canal leurs cris peuvent parvenir aux oreilles de Patrice Talon et Louis Vlavonou pour qu’ils savent et comprendre ce que ressentent les citoyens à la base>>.?

Eyitayô Charles YAÏ

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